Kinésiologie, addiction et comportements compulsifs à Annecy

Addiction et comportements compulsifs : quelle place pour la kinésiologie ?

Cigarette, alcool, alimentation, écrans, jeux… Certains comportements peuvent progressivement prendre beaucoup de place dans notre quotidien. Parfois, nous savons parfaitement que nous aimerions les modifier, et pourtant nous continuons à les reproduire.

Lorsqu’une véritable addiction s’installe, il ne s’agit pas simplement d’un manque de volonté. L’addiction est un phénomène complexe, qui peut notamment se caractériser par une perte de contrôle et par la poursuite d’un comportement malgré ses conséquences négatives. Elle peut nécessiter une prise en charge médicale, psychologique ou addictologique adaptée.

Mais quelle peut être la place de la kinésiologie dans ce contexte ?

Contrairement à une vision parfois assez réductrice de la pratique, une séance ne consiste pas simplement à « parler du stress et des émotions ». En kinésiologie, il existe des protocoles spécifiques permettant de travailler autour de certaines problématiques. C’est notamment le cas des addictions et de certains comportements compulsifs.

Addiction, dépendance et comportement compulsif : de quoi parle-t-on ?

Tous les comportements que nous avons du mal à modifier ne constituent pas nécessairement une addiction.

Une addiction répond à des critères précis. Elle peut notamment se manifester par une difficulté à contrôler une consommation ou un comportement, une place de plus en plus importante accordée à celui-ci, des tentatives répétées pour diminuer ou arrêter, ou encore sa poursuite malgré des conséquences négatives.

Les mécanismes impliqués dans une addiction sont complexes. Des facteurs biologiques, psychologiques, sociaux et environnementaux peuvent notamment intervenir.

À côté de cela, nous pouvons également rencontrer des habitudes ou comportements répétitifs dont nous aimerions nous détacher sans qu’ils relèvent nécessairement d’une addiction.

Cette distinction est importante : toutes ces situations ne nécessitent pas le même accompagnement.

=> Pour mieux comprendre la définition et les mécanismes des addictions : MILDECA – Qu’est-ce qu’une addiction ?

Pourquoi est-il parfois si difficile de changer un comportement ?

Nous pouvons savoir rationnellement qu’un comportement ne nous convient plus et pourtant éprouver des difficultés à le modifier.

Certains comportements peuvent notamment être associés à des situations particulières :

la cigarette lors d’une période de stress,

le grignotage après une journée difficile,

le téléphone consulté presque automatiquement,

une consommation associée à certains moments de la journée ou encore un comportement qui revient lorsque la tension émotionnelle augmente.

Cela ne signifie évidemment pas que le stress ou les émotions seraient « la cause » d’une addiction.

En revanche, observer ce qui se passe autour du comportement, les circonstances dans lesquelles il apparaît et la manière dont la personne vit ces situations peut constituer un axe de travail intéressant en kinésiologie.

En kinésiologie, il existe un protocole spécifique autour des addictions

C’est probablement l’un des aspects de la kinésiologie les moins connus.

Le travail autour d’une addiction ne se limite pas à une séance généraliste consacrée au stress. Il existe en kinésiologie un protocole spécifique permettant de structurer le travail autour de cette problématique.

Ce protocole s’inscrit plus largement dans le travail que la kinésiologie peut proposer autour de certains comportements compulsifs.

Il existe ainsi des protocoles distincts autour de problématiques telles que les addictions, les phobies ou encore les obsessions.

Cela ne signifie pas que ces problématiques sont équivalentes. Elles disposent au contraire de protocoles différents, permettant d’adapter la trame de travail à la problématique rencontrée.

Dans le cas d’une addiction ou d’un comportement que la personne souhaite faire évoluer, nous partons avant tout de son propre objectif.

Et cet objectif ne correspond pas nécessairement à un arrêt complet.Une personne peut souhaiter arrêter un comportement, mais elle peut également vouloir diminuer une consommation, modifier certaines habitudes ou simplement faire évoluer la place que ce comportement occupe dans son quotidien.

Par exemple, une personne peut souhaiter arrêter complètement de fumer, tandis qu’une autre peut avoir pour objectif de réduire sa consommation de cigarettes sans rechercher un arrêt total.

Le protocole part donc de l’objectif défini avec la personne, et non d’un résultat imposé à l’avance.

Quel est le rôle du test musculaire dans ce protocole ?

Le test musculaire est l’un des outils centraux de la kinésiologie.

Dans le cadre du protocole autour des addictions, il permet au kinésiologue de guider son travail au fil de la séance et d’individualiser l’accompagnement.

Il ne permet pas de diagnostiquer une addiction, d’en mesurer le degré de dépendance ou d’en déterminer médicalement la cause.

Son rôle est différent : il sert d’outil de guidage dans le cadre du protocole de kinésiologie et permet d’orienter le choix des équilibrations utilisées au cours de la séance.

C’est aussi ce qui permet de conserver une approche individualisée.

Deux personnes peuvent par exemple venir pour leur consommation de tabac sans avoir le même objectif. L’une peut souhaiter arrêter complètement, tandis que l’autre souhaite simplement diminuer le nombre de cigarettes fumées chaque jour.

Elles peuvent également avoir un vécu, des habitudes et des situations associées à la cigarette très différents.

Le protocole apporte donc une structure au travail, mais il ne transforme pas la séance en méthode standardisée appliquée de manière identique à chaque personne.


À lire également : Le test musculaire en kinésiologie

Test musculaire en kinésiologie à Annecy – Lucie Duriez

Que peut-on travailler au cours de la séance ?

La séance peut partir d’un objectif très concret :

« Je souhaite arrêter de fumer. »

« Je souhaite diminuer ma consommation de cigarettes. »

« J’aimerais ne plus avoir systématiquement recours à ce comportement lorsque je suis stressé. »

« J’aimerais que ce comportement prenne moins de place dans mon quotidien. »

Avant de commencer le protocole, un temps d’échange permet de préciser la demande et l’objectif.

Nous pouvons notamment nous intéresser aux circonstances dans lesquelles le comportement apparaît, aux habitudes qui l’entourent, aux situations dans lesquelles il devient particulièrement difficile à contrôler ou encore aux précédentes tentatives de changement.

Ce temps d’échange ne sert pas à établir un diagnostic. Il permet de poser le contexte et de définir précisément l’objectif qui servira de point de départ au protocole.

Le test musculaire est ensuite utilisé pour guider le travail au sein de cette trame et orienter les équilibrations adaptées.

L’objectif n’est donc pas de rechercher arbitrairement une « cause cachée » à l’addiction, mais de travailler de manière structurée à partir de la problématique et de l’objectif définis avec la personne.

Comment se déroule une séance ?

La séance commence par un temps d’échange autour de votre demande.

Il n’est pas nécessaire d’arriver en sachant exactement pourquoi le comportement existe ou d’avoir déjà identifié tout ce qui pourrait lui être associé.

Nous définissons ensemble un objectif de séance, puis j’utilise le test musculaire pour guider le travail dans le cadre du protocole.

Les équilibrations sont ensuite sélectionnées en fonction du déroulement de la séance.

C’est cette association entre une trame spécifique, le test musculaire et l’individualisation du travail qui caractérise l’utilisation de ce protocole en kinésiologie.

À découvrir également : Comment se déroule une séance de kinésiologie ?

Peut-on travailler sur sa consommation de tabac en kinésiologie ?

Le tabac constitue un exemple intéressant pour comprendre l’importance de l’objectif personnel dans ce protocole.

Une personne peut venir avec l’objectif d’arrêter de fumer, tandis qu’une autre peut souhaiter réduire sa consommation sans rechercher un arrêt complet.

Le protocole ne fixe donc pas à la place de la personne ce que devrait être son objectif. Il part de la démarche qu’elle souhaite entreprendre.

La cigarette peut par ailleurs être associée à de nombreux moments ou contextes : stress, pause, habitudes sociales, fin de repas, fatigue, contrariété…

Le protocole permet d’aborder cette problématique de manière structurée tout en conservant une séance individualisée.

La kinésiologie ne constitue cependant pas un traitement de la dépendance au tabac et ne permet pas de garantir une diminution ou un arrêt de la consommation.

Lorsqu’une dépendance est présente, elle peut s’inscrire en complément d’une démarche de réduction ou de sevrage adaptée.

Pour obtenir des informations ou un accompagnement concernant le tabac : Tabac Info Service

Le protocole peut-il concerner différents types de comportements ?

Le travail ne concerne pas uniquement le tabac.

Il peut être utilisé autour de différentes consommations ou comportements que la personne souhaite faire évoluer : alcool, alimentation, écrans, jeux ou encore certaines habitudes devenues difficiles à modifier.

Là encore, l’objectif est propre à chacun. Il peut s’agir de vouloir arrêter un comportement, d’en diminuer la fréquence ou la consommation, ou simplement de retrouver davantage de liberté et de choix face à celui-ci.

Une personne peut par exemple souhaiter diminuer le temps passé sur son téléphone, modifier un comportement alimentaire répétitif ou réduire une consommation qu’elle estime trop présente dans son quotidien.

Le point de départ reste toujours l’objectif défini par la personne, puis le protocole permet de structurer le travail en kinésiologie autour de cet objectif.

Lorsque la situation relève d’une addiction ou d’un trouble nécessitant une prise en charge médicale ou psychologique, la kinésiologie intervient en complément de l’accompagnement approprié.

Un protocole spécifique ne signifie pas un traitement de l’addiction

Cette distinction est essentielle.

Il existe bien en kinésiologie un protocole spécifique permettant de travailler autour des addictions.

Mais l’existence de ce protocole ne signifie pas que la kinésiologie constitue un traitement médical de l’addiction, ni qu’elle permette de garantir l’arrêt ou la diminution d’une consommation ou d’un comportement.

Lorsqu’une addiction est installée et entraîne notamment une perte de contrôle, une souffrance ou des conséquences importantes sur la santé ou la vie quotidienne, il est nécessaire de se tourner vers des professionnels de santé ou spécialisés en addictologie.

La kinésiologie peut alors s’inscrire en complément de cette prise en charge, autour de l’objectif de changement défini par la personne.

Kinésiologie et protocole addictions à Annecy

Dans mon cabinet de kinésiologie à Annecy, je peux accompagner les personnes qui souhaitent travailler autour d’une dépendance ou d’un comportement qu’elles ont du mal à faire évoluer.

Lorsque cela correspond à la problématique rencontrée, j’utilise le protocole spécifique addictions, avec le test musculaire comme outil permettant de guider et d’individualiser la séance.

L’objectif est défini avec vous : il peut s’agir d’un arrêt, d’une diminution ou plus largement d’une volonté de modifier votre rapport au comportement concerné.

Lorsqu’une addiction nécessite une prise en charge médicale, psychologique ou addictologique, la kinésiologie intervient uniquement en complément de cet accompagnement.

FAQ – Kinésiologie, addictions et comportements compulsifs

FAQ kinésiologie – Lucie Duriez, kinésiologue à Annecy

Existe-t-il un protocole spécifique pour les addictions en kinésiologie ?

Oui. La kinésiologie dispose d’un protocole spécifique permettant de structurer le travail autour des addictions. Le test musculaire est ensuite utilisé pour guider et individualiser la séance en fonction de l’objectif de la personne.

Faut-il forcément vouloir arrêter complètement pour consulter ?

Non. L’objectif appartient à la personne. Il peut s’agir d’un arrêt, mais également d’une diminution de la consommation ou d’une volonté de faire évoluer la place qu’occupe un comportement dans son quotidien.

Le protocole est utilisé à partir de l’objectif défini pour la séance.

Existe-t-il également des protocoles pour les phobies ou les obsessions ?

Oui. Dans la pratique de la kinésiologie, des protocoles spécifiques peuvent également être utilisés autour des phobies et des obsessions. Il s’agit de problématiques différentes, qui ne sont pas assimilées à une addiction et font l’objet de trames de travail distinctes.

La kinésiologie peut-elle guérir une addiction ?

Non. La kinésiologie ne constitue pas un traitement médical de l’addiction et ne remplace pas une prise en charge médicale, psychologique ou addictologique.

Peut-on consulter en kinésiologie pour diminuer sa consommation de cigarettes ?

Oui, l’objectif travaillé ne doit pas nécessairement être l’arrêt complet. Une personne peut souhaiter réduire sa consommation de cigarettes et définir cet objectif pour sa séance.

La kinésiologie ne garantit cependant pas la diminution de la consommation et ne remplace pas les accompagnements spécifiques de la dépendance au tabac.

Le test musculaire permet-il de trouver la cause d’une addiction ?

Non. Le test musculaire n’est pas un outil diagnostique et ne permet pas de déterminer médicalement la cause d’une addiction. En kinésiologie, il est utilisé pour guider le travail au cours de la séance.

Le protocole est-il identique pour tout le monde ?

Le protocole fournit une trame de travail spécifique, mais la séance reste individualisée. Deux personnes venant pour une problématique similaire peuvent avoir des objectifs différents et vivre des séances différentes.

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